Ce projet dirigé par Bérénice Bon à l’IRD (UMR 245 Cessma) et financé par l’ANR, porte sur les nouvelles inégalités territoriales induites par les dynamiques métropolitaines dans trois capitales est-et ouest-africaines (Nairobi, Bamako et Dakar) en prenant le foncier et sa valorisation comme clé d’entrée.
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Nom du projet :
Période de réalisation (date de début et fin) :
- décembre 2022 – décembre 2025
Référent·e à Géotéca :
Personnes impliquées et laboratoire :
- UMR Cessma (Paris),
- UMR Sens (Montpellier),
- UMR LATTS (Univ. Gustave Eiffel)
- University Cheikh Anta Diop (Sénégal)
Financement :
- ANR
Contexte du projet :
Les périphéries de ces villes, qui représentent un gradient en termes de démographie et de financiarisation de l’habitat et du foncier, connaissent des changements massifs d’usage des sols, au croisement d’ambitieux projets étatiques, d’investissements immobiliers privés et d’achats individuels de terrains à bâtir. La vigueur du croît démographique urbain est connue en Afrique. Mais la compréhension de ces processus de transferts de terre et des circuits du capital que demandent ces investissements fonciers, de même que celle des reconfigurations socio-spatiales associées, demeurent partielle, en particulier dans les fronts d’urbanisation. L’originalité du projet est de prendre en compte la large panoplie d’acteurs, de filières et de dynamiques qui participent à ces changements d’usage des sols dans les fronts d’urbanisation, ainsi que leurs impacts en termes de formes urbaines et d’inégalités spatiales. Les conversions des usages des sols, par les propriétaires
fonciers ruraux qui morcellent leurs domaines ou l’autoconstruction ou des citadins entrepreneurs, agences d’achat de terre, coopératives etc, sont en effet beaucoup moins documentées et débattues que celles que prétendent réaliser de grands projets, d’inspiration globale, qui se multiplient dans la sous-région sous l’impulsion de capitaux internationaux et de volontés politiques nationales. Comme dans d’autres contextes « Suds », l’étalement des villes nourrit de multiples spéculations, des anticipations et des stratégies variées d’intéressement immobilier, ce qui forge l’hypothèse principale de notre projet. La rente de conversion urbaine suscite ainsi des compétitions pour le contrôle et l’usage des sols, des conflits parfois violents, et pour son partage, variable selon les modalités de transferts de la propriété des terres. Ces dynamiques influent fortement sur le devenir des populations rurales, dont les moyens d’existence sont bouleversés par l’urbanisation. . Le projet réunit des chercheurs spécialistes des questions foncières, rurales et urbaines, géographes et socio- anthropologues en France, au Kenya, au Mali et au Sénégal. Nous conjuguons une approche de terrain croisant production de données qualitatives et collectes quantitatives, et analyse spatiale pour questionner (i) les transactions menées sur les terres et les circuits du capital par des groupes hétérogènes d’acteurs (ii) les recompositions socio-spatiales des territoires, en termes d’usage et d’usagers, et (iii) les conflits et les mobilisations sociales suscitées par ces transformations.
Missions de Géotéca dans ce projet, les rendus :
C. Chatel est responsable du WP1 « Urban sprawl patterns and territorial reconfigurations on the metropolis fringe ». Elle mène ce WP avec le post-doctorant Rodrigue Houesse recruté pour 18 mois et qui est établi à Geoteca et dans l’UMR 245 Cessma.
- En termes de restitution, nous écrivons un article que nous soumettrons à la revue Cybergeo. Cet article rend compte des résultats des analyses de télédétection sur l’évolution de l’occupation du sol.
Nous mettons en lumière les types d’occupation du sol les plus vulnérables à l’extension des métropoles : les zones cultivées, les sols nus et la végétation ouverte. - Nous écrivons le chapitre d’un ouvrage qui sera publié aux éditions IRD dans la collection Villes Durables. Le rendu du manuscrit est prévu pour novembre 2026.
Dans ce chapitre nous établissons le contexte géographique des trois métropoles étudiées avec les cartes administratives, les cartes de contexte (tache urbaine, relief, routes, fleuves, toponymes), les résultats d’analyse de télédétection de l’occupation du sol.
Illustrations (carte, photo, graphique, etc)
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